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immigration - un parcours négatif
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immigration - un parcours négatif
18 mois, 1600 CV, 23 entrevues, zéro réponse positive
Belle, la Province? En 18 mois de présence au Québec, je n'ai eu le temps de sillonner que Montréal. En bandoulière: mes CV, mes diplômes et mon lourd porte-folio, témoin d'une grasse dizaine d'année d'expertise en infographie. Dans la tête, plein de rêves, en couleurs et en noir et blanc.
Quand on arrive quelque part avec l'intention de s'y établir, la première chose qui compte est évidemment gagner sa croûte. Passés l'émerveillement – tout relatif – de la découverte d'une ville, d'un peuple incroyablement bigarré, et les démarches administratives inhérentes à l'installation, commence le vrai chemin de croix: trouver du travail.
Belle, la Province? En 18 mois de présence au Québec, je n'ai eu le temps de sillonner que Montréal. En bandoulière: mes CV, mes diplômes et mon lourd porte-folio, témoin d'une grasse dizaine d'année d'expertise en infographie. Dans la tête, plein de rêves, en couleurs et en noir et blanc.
Quand on arrive quelque part avec l'intention de s'y établir, la première chose qui compte est évidemment gagner sa croûte. Passés l'émerveillement – tout relatif – de la découverte d'une ville, d'un peuple incroyablement bigarré, et les démarches administratives inhérentes à l'installation, commence le vrai chemin de croix: trouver du travail.
Ardue, la tâche exige organisation, patience et beaucoup de chance. Arrivé en septembre 2002, je fais, en septembre 2003, mon bilan de 12 mois: 1600 CV envoyés par poste, par fax, par courriel ou encore déposés en mains propres, plus de 2000 coups de téléphone, 23 entrevues, zéro réponse positive. Et le chèque du BS qui devient de plus en plus pesant…
Prendre le taureau par les cornes et rompre avec l'illusion de sécurité financière que procure le BS, ce n'est pas une mince affaire. D'autant plus que j'arrive à «bricoler» à gauche et à droite dans les limites autorisées par le Centre local d'emploi pour continuer à bénéficier du chèque du gouvernement.
Après mure réflexion, je saute le pas et m'établis comme travailleur autonome. Depuis, ça va beaucoup mieux à plusieurs niveaux. Les mandats arrivent doucement, les chèques aussi. Mais je ne me fais pas d'illusion: s'il fallait un mot, un seul, pour qualifier la situation du travailleur immigrant au Québec, ce serait “précarité”.
Avant de débarquer ici, j'avais pris soin d'examiner, à distance et pendant trois ans, ce qui m'attendait. Et la distance magnifie. Les cheminements sont rarement le fruit du hasard, les mauvaises surprises équilibrant les coups de pot.
D'Alger, plus encore de Tunis où j'ai eu mon Certificat de sélection, le Québec qui m'ouvrait les bras était une belle illusion d'optique. Si j'y reste tout de même, c'est que, globalement et jusqu'à maintenant, je gagne au change.
En plus, je crois fermement avoir ce devant quoi le Québec plie: de la détermination à en revendre, marinée dans la prétention toute humaine qu'elle est à l'usure du temps.
Belle, la Province? En 18 mois de présence au Québec, je n'ai eu le temps de sillonner que Montréal. En bandoulière: mes CV, mes diplômes et mon lourd porte-folio, témoin d'une grasse dizaine d'année d'expertise en infographie. Dans la tête, plein de rêves, en couleurs et en noir et blanc.
Quand on arrive quelque part avec l'intention de s'y établir, la première chose qui compte est évidemment gagner sa croûte. Passés l'émerveillement – tout relatif – de la découverte d'une ville, d'un peuple incroyablement bigarré, et les démarches administratives inhérentes à l'installation, commence le vrai chemin de croix: trouver du travail.
Belle, la Province? En 18 mois de présence au Québec, je n'ai eu le temps de sillonner que Montréal. En bandoulière: mes CV, mes diplômes et mon lourd porte-folio, témoin d'une grasse dizaine d'année d'expertise en infographie. Dans la tête, plein de rêves, en couleurs et en noir et blanc.
Quand on arrive quelque part avec l'intention de s'y établir, la première chose qui compte est évidemment gagner sa croûte. Passés l'émerveillement – tout relatif – de la découverte d'une ville, d'un peuple incroyablement bigarré, et les démarches administratives inhérentes à l'installation, commence le vrai chemin de croix: trouver du travail.
Ardue, la tâche exige organisation, patience et beaucoup de chance. Arrivé en septembre 2002, je fais, en septembre 2003, mon bilan de 12 mois: 1600 CV envoyés par poste, par fax, par courriel ou encore déposés en mains propres, plus de 2000 coups de téléphone, 23 entrevues, zéro réponse positive. Et le chèque du BS qui devient de plus en plus pesant…
Prendre le taureau par les cornes et rompre avec l'illusion de sécurité financière que procure le BS, ce n'est pas une mince affaire. D'autant plus que j'arrive à «bricoler» à gauche et à droite dans les limites autorisées par le Centre local d'emploi pour continuer à bénéficier du chèque du gouvernement.
Après mure réflexion, je saute le pas et m'établis comme travailleur autonome. Depuis, ça va beaucoup mieux à plusieurs niveaux. Les mandats arrivent doucement, les chèques aussi. Mais je ne me fais pas d'illusion: s'il fallait un mot, un seul, pour qualifier la situation du travailleur immigrant au Québec, ce serait “précarité”.
Avant de débarquer ici, j'avais pris soin d'examiner, à distance et pendant trois ans, ce qui m'attendait. Et la distance magnifie. Les cheminements sont rarement le fruit du hasard, les mauvaises surprises équilibrant les coups de pot.
D'Alger, plus encore de Tunis où j'ai eu mon Certificat de sélection, le Québec qui m'ouvrait les bras était une belle illusion d'optique. Si j'y reste tout de même, c'est que, globalement et jusqu'à maintenant, je gagne au change.
En plus, je crois fermement avoir ce devant quoi le Québec plie: de la détermination à en revendre, marinée dans la prétention toute humaine qu'elle est à l'usure du temps.

1/4im-
Nombre de messages: 705
Age: 31
Résidence: casablanca
Emploi: dessinateur industriel
Statut: maroc
Date d'inscription: 28/06/2006
Re: immigration - un parcours négatif
1/4im pour l'article.
wanted-
Nombre de messages: 682
Age: 29
Résidence: Casablanca - Lixus
Emploi: Ministère d'Agriculture...
Statut: En attente du ViSa
Date d'inscription: 26/11/2006
Re: immigration - un parcours négatif
, intéressant,Cordialement,
Nour
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
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nour27- Administrateur Fondateur

-
Nombre de messages: 2273
Age: 34
Résidence: Montréal - Québec
Emploi: Informaticien
Statut: Installé
Date d'inscription: 16/05/2005

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